Programme Façonner l’avenir : Appuyer la réussite et la longévité de l’horticulture canadienne

Bob Mitchell, owner of SunTech greenhouses, describes the use of disinfectants to cleanse the greenhouse after the growing season, during the CHC crop protection information tour.

Par Karen Davidson

En 2022, le Conseil canadien de l’horticulture (CCH) célébrera son 100e anniversaire. Cela représente cent ans de travail axé sur la défense des intérêts des producteurs de fruits et légumes à l’échelle du pays. À titre de petite organisation à but non lucratif, le CCH est fier de pouvoir tirer le maximum de ses ressources limitées, mais sa réussite dépend toujours en grande partie d’une réserve de fonds disponibles pour financer des projets essentiels et urgents.

C’est pourquoi, en 2012, le CCH a créé le programme Façonner l’avenir. Un budget de commandites permet au CCH d’accroître le nombre de ses initiatives de défense des intérêts des membres concernant les problèmes les plus épineux qui menacent le secteur. Les enjeux actuels de haute priorité incluent la main-d’oeuvre, la protection des cultures, la gestion du risque d’entreprise et le commerce.

Les donateurs de toutes les régions du Canada ont été visionnaires et généreux dans leur financement. Syngenta Canada, par exemple, a engagé 100 000 dollars en paiements depuis une décennie.

À titre de fournisseur d’outils de production des cultures comptant parmi les plus importants au Canada, Syngenta participe à la promotion des bonnes politiques publiques, cherchant la compétitivité pour les agriculteurs canadiens, atténuant les perturbations du commerce, recherchant l’innovation des produits et mettant en évidence l’importance des fruits et des légumes dans le régime alimentaire canadien.

« Nous voyons une valeur dans la promotion de ces enjeux qui sont reliés à l’horticulture au Canada », a déclaré M. Chris Davison, directeur des Affaires commerciales du Canada de Syngenta. « Nous devons faire cela dans un environnement opérationnel de plus en plus complexe. Nous voyons des avantages à collaborer et à travailler avec le Conseil canadien de l’horticulture sur ces genres d’enjeux. »

Un autre défi qui a gagné en importance l’an dernier est la capacité des producteurs d’avoir accès à la main-d’oeuvre. Le CCH a organisé une visite pour des fonctionnaires dans le sud-ouest de l’Ontario afin qu’ils constatent les conditions de travail réelles et examinent les relations entre les agriculteurs et les travailleurs. Le programme Façonner l’avenir du CCH a permis de financer la visite ainsi qu’à lancer une campagne de sensibilisation à venir de la main-d’oeuvre au sujet des programmes des travailleurs agricoles internationaux du Canada.

M. Murray Driediger, président et chef de la direction de BC Fresh (un fournisseur majeur de pommes de terre et de légumes de la Colombie-Britannique), se fait l’écho des préoccupations au sujet de l’accès aux travailleurs et des coûts croissants de la main-d’oeuvre.

« L’augmentation du salaire minimum est une préoccupation importante partout au pays », a-t-il déclaré. « Nous avons déjà des consommateurs qui nous demandent à quoi ils doivent s’attendre comme hausse des coûts. »

Dans le futur, M. Driediger sent un besoin encore plus important d’avoir une organisation nationale pour communiquer les pressions concurrentielles si l’horticulture doit être durable.

On retrouve ces problèmes partout au pays. Au Manitoba, Peak of the Market a donné 100 000 dollars lors de la première année du programme Façonner l’avenir. Sa contribution a été faite en mémoire de Doug Connery, un agriculteur qui a donné bénévolement un nombre incalculable d’heures au CCH et qui est décédé tragiquement juste avant le lancement du programme Façonner l’avenir.

Vingt familles de producteurs sont membres de Peak, exportant 35 pour cent de leur production aux États-Unis. Cela représente environ 39 millions de dollars de pommes de terre et d’autres légumes de plein champ qui s’en vont vers le sud, répondant aux exigences de la salubrité alimentaire, mais n’ayant pas toujours accès aux mêmes outils de protection des cultures que leurs contreparties américaines.

« Il est très important d’avoir un porte-parole solide pour l’industrie partout au Canada », a déclaré M. Larry McIntosh, président et chef de la direction de Peak of the Market. « Nous avions des ventes de 111.8 millions de dollars pour notre exercice 2016-17, l’année la plus importante que nous n’ayons jamais connue. Un grand nombre de problèmes nous affectent, notamment la renégociation de l’ALENA et la réévaluation des produits de protection des cultures. »

Le commerce et la protection des cultures continuent d’être des enjeux cruciaux pour le secteur de l’horticulture, des enjeux que le programme Façonner l’avenir du CCH a contribué à appuyer. Par exemple, le programme a été mis à profit récemment pour financer une visite axée sur la protection des cultures dans la région d’Ottawa au cours de laquelle des fonctionnaires chargés de la réglementation ont été invités à rencontrer des producteurs locaux et à constater par eux-mêmes les défis que représente la gestion des maladies et des organismes nuisibles dans les champs.

M. Keith Kuhl, un producteur de pommes de terre du Manitoba et un ancien président du CCH a donné ses rétributions de 2014 et de 2015 au programme Façonner l’avenir. « L’accès à des produits de protection des cultures est l’un des problèmes les plus importants pour des exploitations agricoles comme la nôtre », a déclaré M. Kuhl, se référant à la Southern Potato Company à Winkler, au Manitoba.

Le CCH prépare une reconnaissance spéciale pour les commanditaires de son programme Façonner l’avenir lors de son 100e anniversaire à Ottawa en 2022. Les commanditaires précédents incluent également l’Office des pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, F.A.R.M.S., AgroFresh, Wilmot Orchards, Lingwood Farms et Jack Bates.

Obtenir de plus amples renseignements sur le programme Façonner l’avenir du CCH.