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Une ferme modèle : Quand écologie et circuit court font bon ménage

Véronique Bouchard and François Handfield

Par Simon Lavoie, Les Producteurs en serre du Québec

Située dans la pittoresque vallée de la rivière la Diable dans la région des Laurentides au Québec, La Ferme aux petits oignons a une histoire plutôt prodigieuse à raconter. S’inscrivant dans la mouvance agroécologique de la production horticole en champ et en serre, l’entreprise de Mont-Tremblant ne cesse d’impressionner par sa capacité à développer de nouveaux marchés et créneaux de production, sa propension à l’innovation et son souhait de faire de la ferme un endroit sain où il fait bon vivre et travailler.

La philosophie de l’entreprise et son affiliation à la Coopérative pour l’agriculture de proximité écologique (CAPÉ) et au Réseau des fermiers de famille d’Équiterre contribuent grandement à son rayonnement local, régional… et canadien. Ce n’est donc pas surprenant que la Ferme aux petits oignons ait été nommée, le 3 décembre, Jeunes agriculteurs d’élite du Canada de 2017!

Pourtant, il y a 10 ans, Véronique Bouchard et François Handfield ne semblaient pas destinés à une carrière de producteurs maraîchers, eux qui poursuivaient des carrières universitaires et n’étaient pas issus de familles agricoles. Qu’à cela ne tienne, en 2008, après leur graduation, le couple loue un lopin à Mont-Tremblant pour expérimenter la production horticole biologique et se faire la main.

François Handfield et Véronique Bouchard. Photo : Ferme aux petits oignons.

Ayant depuis changé de terre et étant devenus propriétaires d’une ferme de 4,5 hectares, les entrepreneurs poursuivent de grandes ambitions : fournir des aliments locaux biologiques frais de qualité à la population locale par l’entremise de circuits courts de distribution. Ce sont plus de 65 légumes différents de champs et de serre, des fines herbes, de fleurs et des fruits qui sont fièrement cultivés. La recette semble au point, puisque leur chiffre d’affaires frôle les 800 000$!

Dans les premières années d’existence de l’entreprise, la diversification des cultures a naturellement constitué la stratégie de gestion des risques par excellence pour pallier aux conditions climatiques et phytosanitaires en constant changement. C’est par l’entremise de la grande diversité d’aliments produits et à l’approche agroécologique préconisée, où la création d’écosystèmes constituent une priorité, que les agriculteurs ont pu construire leur grande résilience.

Selon François Handfield, la Ferme aux petits oignons travaille à « accompagner la vie et la biodiversité dans son déploiement en l’orientant vers la production horticole. La préservation et le foisonnement de la biodiversité est important au point où le puceron a aussi sa place dans notre système de production. » Avec autant de respect pour la nature, normal que l’abondance règne dans les parcelles de production de l’entreprise et dans les serres.

Ce souci de durabilité constitue d’ailleurs un attrait pour les travailleurs agricoles et les stagiaires qui foulent le sol de la ferme. Bien qu’affecté par la pénurie de main-d’oeuvre touchant le secteur horticole, l’entreprise mise sur la qualité de vie et les conditions de travail pour recruter des employés qualifiés, performants, travaillant et éduqués.

Loin de vouloir stopper sa progression, La Ferme aux petits oignons louera prochainement un lopin supplémentaire afin d’y produire plus d’engrais verts pour sa production plein champs. La superficie en production sous serre triplera également à moyen terme, passant à plus de 6 000 mètres carrés. Avec des expérimentations fructueuses de production de gingembre sous serre, parions que la Ferme aux petits oignons continuera à faire parler d’elle dans les prochaines années!

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